Les associations tunisiennes soussignées condamnent la poursuite de l’incitation à l’ingérence d’Etats étrangers dans les affaires tunisiennes et l’escalade des attaques contre les journalistes.

Les associations tunisiennes soussignées condamnent fermement l’entêtement d’un certain nombre de partis politiques et de personnalités, plus récemment l’ancien Président Moncef Marzouki, lors d’une manifestation dans la capitale française le 9 octobre, à inciter les États étrangers à intervenir dans les affaires de la Tunisie et à violer sa souveraineté, en raison de ce qu’ils appellent le « coup d’État » du président Kais Said contre la Constitution et son penchant pour «le pouvoir personnel ».

Il convient de rappeler, sur ce chapitre, les campagnes continuelles que le mouvement Ennahdha et ses alliés ont menées et qu’ils ne cessent de mener pour induire en erreur l’opinion publique mondiale et plus particulièrement le Congrès et l’administration américaine et les monter contre la Tunisie.

Tout en mettant en garde contre la gravité de cette incitation, les associations la considèrent comme un stigmate d’infamie sur le front de ces hommes politiques dont certains sont au pouvoir depuis 2011 et dont la participation a conduit à accorder la priorité à leurs intérêts partisans et personnels, à la dégradation des conditions politiques, économiques et sociales, à la propagation de la corruption et la division des Tunisiens, d’une manière sans précédent depuis l’indépendance .

Elles s’étonnent de l’obstination de ces politiciens à suivre l’exemple  de nombreux hommes politiques dans différentes parties du monde, en particulier en Afrique et dans la région arabe, qui ont fait appel dans le passé à des États européens et américains pour soumettre leurs adversaires. Leurs pays n’en ont récolté que la perte de leur souveraineté et l’occupation de leurs territoires, et plus de violence, de conflits sanglants, de sous-développement et de dégradation dans tous les domaines.

Les associations signataires soulignent, à ce propos, qu’elles font la distinction entre le droit de chaque tunisienne et tunisien à utiliser les mécanismes de plainte et de recours autorisés par les conventions internationales et régionales relatives aux droits de l’homme et le recours à l’aide des puissances étrangères ainsi que l’appel qui leur est lancé par ces parties, habituées à ces pratiques,  pour une intervention directe.

Sur un autre plan, les associations signataires condamnent les attaques odieuses contre un certain nombre de journalistes et particulièrement les journalistes de la télévision nationale, commises au vu et au su de députés nahdhaouis gelés et de leurs alliés et les graves menaces à leur sécurité proférées par des participants à la manifestation hostile au président Saied qui a eu lieu le 10 octobre sur l’Avenue Bourguiba dans la capitale pour dénoncer la suspension de plusieurs chapitres de la constitution.

Elles considèrent ces agressions et ces menaces et, particulièrement, celles qui ont visé les médias publics et qui n’ont pas cessé depuis 2012 comme une démonstration éclatante de l’indifférence des agresseurs et des dirigeants de leurs partis à l’égard de la liberté de presse protégée par la constitution de 2014 et leur persistance à attiser la haine à l’encontre des médias qui tiennent au respect des normes et de l’éthique du journalisme.

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