Des associations appellent à isoler et à poursuivre en justice les partisans de l’anarchie et du non-respect des lois qui s’abritent derrière l’immunité conférée par les institutions de l’Etat pour se prémunir contre les poursuites.

A l’occasion de la commémoration du 65ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie

Des associations appellent à isoler et à poursuivre en justice les partisans de l’anarchie et du non-respect des lois qui s’abritent derrière l’immunité conférée par les institutions de l’Etat pour se prémunir contre les poursuites.

Les associations soussignées appellent, à l’occasion de la commémoration du 65ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, les Tunisiennes et les Tunisiens, soucieux d’assurer un avenir meilleur et plus équitable pour leurs filles et leurs fils et de protéger la patrie de la zizanie, à faire pression pour obtenir que soient jugés les partisans de l’anarchie et du non-respect des lois qui s’abritent derrière l’immunité conférée par les institutions de l’Etat, en particulier la Chambre des représentants du peuple, pour se prémunir contre les poursuites.

Ces partisans de l’anarchie continuent sans relâche à semer la confusion au sein de ces institutions et à les affaiblir, à mépriser les sacrifices des Tunisiennes et des Tunisiens pour se libérer du colonialisme et construire un Etat indépendant. Ils ne cessent de rejeter les principes de la révolution, de nier les sacrifices de ses martyrs et de ses jeunes et de refuser les réformes constitutionnelles conformes aux normes internationales relatives aux droits de l’homme.

Les associations expriment leur fierté devant la position ferme et décisive d’un certain nombre d’agents de la police des frontières à l’aéroport international de Tunis Carthage le 15 mars courant pour faire échouer la tentative grossière de deux députés de la Coalition Al karama, alliée au mouvement Ennahdha, pour faire voyager de force et sans respect des procédures une femme fichée S 17 .Elles appellent aussi le procureur de la république à mettre en œuvre l’article 49 relatif à l’arrestation de tout représentant du peuple pris en flagrant délit sans recourir à la levée de son immunité.

Cette tentative manquée est le prolongement de pratiques gouvernementales marquées par l’agitation et initiées, dès la prise du pouvoir par la troïka, sous la direction du Mouvement d’Ennadha pour la mainmise sur les organes de l’Etat et leur asservissement. Parmi ces pratiques figurent les entraves à l’application des textes juridiques relatifs à la réforme des médias, publiés dans le Journal officiel de la République tunisienne au début de novembre 2011. Ces entraves sont destinées à ouvrir la voie, en violation de la loi, à la création de stations de radio et de chaînes de télévision privées, au service de partis politiques et de groupes financiers. L’entrave à la mise en œuvre de la Constitution, particulièrement en ce qui concerne la création de la Cour constitutionnelle, fait également partie des pratiques précitées ainsi que les obstacles au travail des organes constitutionnels et l’ingérence dans les affaires de la justice.

Les associations soussignées condamnent de même et fermement la persistance, dans divers domaines, de telles pratiques illégales, l’incitation à l’anarchie, à la violence et à la haine, exprimée par plusieurs femmes et hommes, membres de l’assemblée des représentants du peuple appartenant à différents blocs ou « «indépendants ». Cette situation a laissé l’impression inquiétante que la violation des lois, l’affaiblissement de la confiance des citoyennes et des citoyens dans les institutions de l’État et la persistance de l’impunité, sont devenus des constantes des politiques gouvernementales et des politiques des partis qui les soutiennent au cours des dix dernières années.

Les associations dénoncent également la recrudescence de la violence à l’égard des femmes, estiment que le passage à un degré élevé de grossièreté, comme cela s’est produit à la Chambre des représentants du peuple le 18 mars courant, constitue une violation scandaleuse de la Constitution et une menace pour les acquis des Tunisiennes et des Tunisiens.

Les associations signataires :

 Association Attalaki pour la liberté et l’égalité
 Association citoyenneté et libertés
 Association Citoyenneté, Développement, Cultures & Migrations Des Deux Rives
 Association de solidarité civique – Tunisie
 Association des femmes tunisienne pour la recherche sur le développement
 Association du droit à la différence
 Association tunisienne de défense des libertés individuelles
 Association tunisienne de défense des valeurs universitaires
 Association Vigilance pour la démocratie et l’Etat civique
 Centre de soutien à la transition démocratique et aux droits de l’homme
 Centre de Tunis pour la liberté de la presse
 Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie
 EuroMed Droits
 Forum Attajdid pour la pensée progressiste
 Free Sight Association
 L’Association Arts et Cultures des deux Rives
 L’association Création et Créativité pour le Développement et l’Embauche
 La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives
 La Fondation Hassen Saadaoui pour la démocratie et l’égalité
 La ligue des électrices tunisiennes
 L’association des Tunisiens en France
 L’association L’ART RUE
 L’Association tunisienne de soutien aux minorités
 Le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique
 Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme
 L’union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne
 No Peace Without Justice
 Observatoire national pour la défense du caractère civil de l’Etat

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